Category: Livres,Etudes supérieures,Université
Ferrements et autres poèmes Details
" revêtir le masque des mots de pierre de cuivre de fer surgir avec au cou le collier de mémoire " Ce volume se compose du recueil Ferrements (1960) et d'un ensemble parcourant un demi-siècle de poésie. On y retrouve toute la force de la " parole essentielle " de Césaire : une poésie où le lyrisme vient conjurer l'informe, où l'imaginaire des Antilles, la sensualité des images, la flambée des mots rebelles éclairent les rêves et les angoisses d'un nouveau monde à forger. Aimé Césaire, poète, dramaturge et homme politique mondialement reconnu, a joué un rôle considérable dans la prise de conscience des acteurs politiques et culturels de la décolonisation. Cadastre suivi de Moi, Laminaire, ainsi que les pièces de théâtre Une saison au Congo et Une tempête sont disponibles en Points. Préface de Daniel Maximin

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Cette oeuvre d'Aimé Césaire se compose de cinq sous-ensembles respectivement intitulés : « Ferrements », « Tropiques », « Soleil cou coupé », « Noria » et « Comme un malentendu de salut ». L'auteur les publia à diverses périodes de sa vie. « Tropiques » est le plus ancien et le premier dans la chronologie puisqu'il fut écrit entre 1941 et 1945. Le plus récent est « Comme un malentendu de salut », datant de 1994. « Ferrements », la partie éponyme, date de 1960. La poésie de Césaire est de la sorte proposée à la lecture avec un grand choix de textes et de thématiques propices à la compréhension de l'ensemble. L'originalité de l'écriture y apparaît comme le reflet d'un style qui se caractérise à la fois par la grande richesse du vocabulaire et la prégnance d'un lyrisme de nature péléenne.Césaire compose avec une rare énergie conférant à chacun de ses textes le dire jaillissant de l'individu engagé dans « la décolonisation des peuples et des esprits », comme le souligne Daniel Maximin, préfacier de l'oeuvre. Associant tour à tour la technique du collage propre aux surréalistes et celle de la superposition des rythmes et des images, le poète pratique l'art du foisonnement et du chant épique en l'honneur du peuple caribéen et, par extension, du peuple Noir, de la Nature et de la Femme, en particulier Suzanne Césaire, sa compagne et épouse : « Amie / Nous gonflerons nos voiles océanes, / Vers l'élan perdu des pampas et des pierres / Et nous chanterons aux basses eaux inépuisablement la / chanson de l'aurore. »Daniel Maximin, critique et poète lui-même, corrobore à cet égard que : « La poésie de Césaire est bien celle d'un artisan bâtisseur de désirades au milieu d'un "paradis raté", solitaire fraternel loin des nostalgies et des ressentiments, attentif à renouer le fil des mots perdus, en célébrant la transmutation du silence en "mot de passe de la connivence et de la puissance". » S'agissant de la connivence invitant l'adhésion du lecteur à la parole du poète Césaire, à la mythologie qu'elle invente et véhicule, elle est de fait le moyen de pourvoir à la magie et à la jubilation du texte.


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